VILLE marraine
De jeunes chalonnais à l’abordage de l’Aconit
La frégate furtive Aconit accueillera dans la base navale de Toulon les 12 et 13 novembre 2009 les enfants de sa ville marraine, Chalon-sur-Saône.
Ce sera l’occasion pour ces écoliers, de huit à dix ans, d’embarquer sur un bâtiment de la Marine nationale et, pour certains, de découvrir la mer pour la première fois.
Les quarante enfants pourront, le temps d’une journée et demie, vivre au rythme d’une frégate qui revient de cinq mois de mission en Océan Indien, notamment pour la lutte contre la piraterie au large de la Somalie. Ils partiront également sur les traces de la Marine, acteur majeur de l’action de l’état en mer par une découverte du Centre Régional Opérationnel de Sécurité et de Sauvetage de Méditerranée. D’autres activités nautiques et culturelles rendront ce périple inoubliable pour ces enfants peu habitués aux ambiances maritimes.
Source : Marine Nationale (Force d’Action Navale)
Pendant 2 jours, la frégate furtive Aconit accueille des élèves de primaire de sa ville-marraine : Chalons sur Saône.
Frégate Aconit : des élèves de Chalons sur Saône montent à l’abordage
http://www.corlobe.tk/article16881.html
Publié le 13 novembre 2009, dernière mise à jour le 13 novembre 2009, le portail des sous marins.
CHALON SUR SAÔNE
(par l’équipage de la frégate Aconit) Article paru dans Cols Bleus 2500 du 25 septembre 1999
Comme sous l’ancien régime, quand des cités contribuaient au succès des armes de la France en parrainant la construction d’unités de la Marine, la ville de Chalon-sur-Saône a associé sa destinée à celle de l’ Aconit par la signature d’une charte de parrainage.
La cérémonie, qui a eu lieu au conservatoire de la ville de Chalon, réunissait M. Lionel Rimoux sous-préfet, M.Jean-Pierre Bouvet, représentant le député-maire, le colonel Glenat délégué militaire départemental de Saône-et-Loire, l’ingénieur en chef Imbert représentant le vice-amiral d’escadre (28) Chaline, président de l’association des FNFL, une délégation de la frégate et les anciens marins du département. À cette occasion, le CV Jean Goursaud, commandant la frégate Aconit, rappela l’importance d’un tel lien pour que se perpétue l’attachement de la nation à sa défense, alors que disparaît le service national. Le secrétaire général de l’association des villes marraines, M. Gérard Moukbirian, évoqua par la suite les quelque 140 unités militaires qui sont, à l’heure actuelle, parrainées par des municipalités, non plus à des fins financières mais dans un but de connaissance et de reconnaissance du monde militaire, tant par les élus que par les citoyens. C’est dans cette optique qu’ont participé au dépôt de gerbe qui précéda la signature de la charte de parrainage les élèves du cours élémentaire Vivant Denon. C’est avec eux, par des échanges épistolaires et des visites, que ce lien doit se développer, tout comme avec le reste de la population, rencontrée à l’occasion d’une découverte guidée de la ville.
Une ville au coeur de l’histoire
De fondation romaine, la cité chalonnaise fut de tous temps un lieu d’échange. Le commerce de l’étain avec les mythques îles Casserides et l’Angleterre y est attesté depuis les premiers siècles après Jésus Christ. Mais, c’est surtout au moyen-âge qu’apparaissent les foires qui font de cette région de Bourgogne l’égale de la Champagne et de ses centres de Reims et de Troyes. C’est peu après que la ville devînt frontalière, quand récupérée par Louis XI en 1477 , elle marqua l’ extrémité est du royaume de France, face à l’empire des Habsbourg. De cette situation, subsistent des vestiges de fortifications réalisées par l’Italien Bellamarto, dont s’est inspiré Vauban un siècle plus tard. L’histoire se répétera, quand, en 1940, Chalon retrouvera ce rôle charnière entre deux zones, la ligne de démarcation suivant le cours de la Saône.
Décorées de la Croix de guerre
Résolument moderne, la frégate et sa marraine vivront un parrainage dynamique et constructif.
De cette époque, la cité chalonnaise a conservé, comme sa filleule, l’honneur de porter la Croix de guerre sur ses armes, et surtout gardé une mémoire très vivante. Un hommage fut rendu, au cours d’une cérémonie au monument de la déportation à laquelle participa la délégation de l’ Aconit, à ceux qui avaient souffert, à ceux qui s’étaient battus. Ce devoir de mémoire, rapprochement supplémentaire entre la ville et le bâtiment, trouve à bord de l’Aconit un écho tout particulier. Fière de porter le nom d’une corvette illustre, repris en son temps par une frégate anti sous-marine déjà filleule de Chalon, elle se doit d’être à la hauteur de celle qui, le 11 mars 1943, éperonna et coula deux sous-marins allemands, les U432 et U449. Elle se doit surtout de conserver cet esprit volontaire qui jamais n’a renoncé, honneur d’une Marine au service de la France.
Article paru dans Cols Bleus 2532 du 3 juin 2000
En 1992, l’ Aconit est venu grossir le contingent des bâtiments ayant une ville marraine, en l’occurrence celle de Chalon-sur-Saône, ancienne ville de chantiers navals. La municipalité ainsi que des associations d’anciens marins avaient manifesté leur souhait de parrainer une frégate et c’est donc l’Aconit, déjà parrainée par l’ordre de la Libération, qui a été choisie. Après la cérémonie du 18 juillet qui a officialisé ce lien et qui a permis à une partie de l’équipage de découvrir la ville médiévale et les charmes de la Bourgogne, des relations d’amitié se sont peu à peu nouées entre la marraine et sa filleule. Ainsi, les premières années ont été ponctuées de différents événements : l’accueil sur l’Aconit d’étudiants chalonnais, la participation de marins à la commémoration de la libération de Chalon..Début 1997, l’Aconit a été désarmé et la marraine, orpheline, a souhaité parrainer la dernière de la lignée, la frégate
Aconit associe à des technologies pointues, des choix innovants en matière de furtivité marraine vivront un parrainage dynamique et constructif


