Actualité

Passage du détroit de Messine !

Comme à l’accoutumée, le passage du détroit de Messine, haut lieu de traditions navales, est l’occasion d’envoyer nos jeunes recrues affronter un rude péril : lever le cable… imaginaire ! qui relie la Sicile au continent. « L’équipe de levée du cable à son poste ! »

Nos trois jeunes marins n’auront pas été dupes longtemps, et ont ri de bon coeur.

Pour l’histoire, un cable était effectivement tendu à cet endroit il y a plusieurs années. Il n’en reste plus aujourd’hui que les grands pylônes qui maintiennent l’illusion…

contrruit en 1957 les pylônes de Messine mesure 232m environs, le câble à été remplacé en 1994 par un câble sous-marin.

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La frégate Aconit sur le départ

Direction le golfe d’Aden pour l’Aconit. La frégate de type Lafayette appareille cet après-midi. Le bâtiment, avec à son bord 160 hommes, participera à la mission « Atalante », une mission de lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes, conduite sous l’égide de l’Union européenne. Ce départ coïncide avec la prise de commandement française de la mission par le contre-amiral Dupuis, laquelle sera effective en avril 2012. Trois tâches sont assignées au bâtiment : la sécurisation des rails de navigation dans le golfe d’Aden, l’escorte des navires qui travaillent pour le Programme alimentaire mondial lancé par les Nations Unies, ainsi que des missions de patrouille dans le secteur.

Le bâtiment militaire, commandé par le capitaine de vaisseau Olivier de Saint Julien, sécurisera, entre autres tâches, les rails de navigation.Photo Franck Muller©

Gaz et pétrole

« En mars, c’est la fin de la mousson. Les pirates vont repartir à l’assaut », confie le capitaine de vaisseau Olivier de Saint Julien, commandant de l’Aconit. Pour le bâtiment, « en pleine capacité opérationnelle » selon le mot de l’officier supérieur, la partie ne sera pas de tout repos. La Task Force 465(la force maritime européenne qui compose la mission Atalante, Ndlr) est chargée depuis 2008 d’enrayer la piraterie, endémique dans le golfe d’Aden. Une mission qui, sur quatre années, a porté ses fruits. « En 2010, 30 % des attaques de pirates étaient couronnées de succès. En 2011, le chiffre tombe à 15 % », même si l’audace des pirates augmente mois après mois, continue le responsable. Audace qui impacte directement la vie économique française, puisque 30 % du gaz et du pétrole consommés en France transitent au large des côtes somaliennes. Pour l’officier, il s’agit là avant tout de « protéger les intérêts économiques de la France », et de « faire demeurer la prospérité ». Pour ce faire, l’Aconit est doté de moyens conséquents, notamment un hélicoptère de type Panther, dont la tâche est d’intercepter les « skiffs », de petites embarcations à partir desquelles les pirates mènent la plupart de leurs attaques. Pour la Marine, cette mission est une première : même si l’initiative est française, Atalante est en effet la première opération navale conduite par l’Union européenne.

Retrouvez toutes les photos en cliquant ici !

source Var Matin

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Rentrée et remise de fourragères sur l’Aconit

Traditionnellement sur la frégate Aconit, la rentrée s’achève par une remise de fourragères aux nouveaux embarqués.

Par cette cérémonie, les nouveaux sont intégrés officiellement à l’équipage. Ils reçoivent du commandant, du second ou de leur chef de service cette décoration collective qui commémore les actions d’éclats de la corvette Aconit, bâtiment des Forces navales françaises libres, qui coula coup sur coup deux sous-marins de la Kriegsmarine le 11 mars 1943. La FLF Aconit, héritière de la mémoire de cette glorieuse Corvette, a depuis lors droit au port de la fourragère de l’Ordre de la Libération et de la Croix de guerre 1939-45. voire page histoire corvette Aconit

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On n’a pas le métier de Monsieur Tout-le-Monde

MARINE C. 23 ans, de Luzarches, a participé à l’opération militaire en Libye

Avec le prénom qu’elle porte, faire le lien avec son métier est facile. En tout cas, si l’on en croit le quartier-maître Marine C., la vocation pour l’uniforme est venue très tôt. « J’ai toujours voulu rentrer dans l’armée. J’ai choisi la marine nationale pour voyager », explique-t-elle.

Et c’est réussi : timonière depuis trois ans, la jeune femme (23 ans) habitante de Luzarches passe le plus clair de son temps sur les mers.

Au printemps, elle est même partie à bord de l’« Aconit », une frégate qui compte 150 membres d’équipage — « Un équipage partiellement féminisé », précise le ministère de la Défense — mobilisée sur l’opération Harmattan menée en Libye. Durant plus d’un mois, le navire affecté à la protection du porte-avions « Charles de Gaulle », à la surveillance aérienne et au contrôle maritime a croisé au large des côtes libyennes. A travers ce type de mission, Marine a le sentiment de se rendre utile. « C’est ce pour quoi je me suis engagée », confie-t-elle.

« J’ai choisi la marine nationale pour voyager », confie Marine.C.photo marine national

Elle n’était pas la seule Val-d’Oisienne engagée dans ce conflit. Chef de la brigade sécurité de l’« Aconit », le premier maître Bertrand D. vit — quand il est à terre — à Pierrelaye. Electromécanicien de formation, cet homme de 40 ans s’est engagé dans la marine pour l’« amour de la mer » et, s’il se destinait plutôt à une carrière dans les systèmes de communication, il ne regrette pas son choix. « Je ne vois pas assez la famille et les amis, concède-t-il toutefois. Heureusement, la marine s’est modernisée et nous avons accès à tous les types de communication. On garde le contact, ce qui entretient le moral. »

Actuellement à quai à Toulon, l’« Aconit » doit repartir dès septembre pour une destination encore inconnue. Mais les deux marins ne s’en soucient guère : « Peu importent les inconnues du terrain, on est militaires et on aime notre métier, insiste Bertrand. Notamment dans des occasions comme l’opération Harmattan. »

« On n’a pas le métier de Monsieur Tout-le-Monde, il faut donc être prêt à partir quand on nous le demande, renchérit Marine. Revenir de temps en temps chez moi me regonfle à fond pour repartir! »

source: Le Parisien

La FLF Aconit en couverture de « Marines & Forces navales » n° 133

La revue consacre un dossier aux opérations de la Marine française en Libye. On y voit la frégate se présentant pour un ravitaillement à la mer au cours de l’opération Harmattan. L’Aconit avait appareillé le 20 mars avec le groupe aéronaval et faisait partie des premières frégates déployées au large de la Libye dans le cadre de la résolution de l’ONU.

La frégate Aconit parvenue à la mi-ATI

Notre FLF a passé le 29 juin le cap du milieu de son arrêt technique intermédiaire 2011, ATI 2N1 pour les intimes. « Se refaire une santé d’acier » disions-nous il y a un mois lors du début de l’opération : c’est bien ce qui est en train de se produire, alors que peu à peu les organes vitaux du bâtiments : moteurs, diesels alternateurs, électropompes incendie, sont en train d’être remontés après leur visite.

Le lino des coursives a pris un sérieux coup de jeune, la peinture de la coque un éclat plus brillant et le revêtement antidérapant du pont d’envol a subi un lifting intégral ; de leur côté les dernières technologies embarquées ont été actualisées, et continuent de l’être. Et même, les plus humbles appareils de notre cuisine de collectivité connaissent un certain renouveau.

Cette période, loin d’être un « transit par belle mer et temps calme », est une véritable opération militaire pour le bâtiment, comme l’ont été nos déploiements successifs. Il s’agit de faire preuve de détermination et de pugnacité pour parvenir à bout de tel imbroglio technique, de tel chantier aux aboutissants multiples où de nouveaux obstacles jaillissent à chaque tour de scie.

L’ATI se termine fin juillet par quelques jours d’essais à la mer. Rendez-vous dans un mois pour en admirer les résultats !

lire la suite: La frégate Aconit

l’Aconit rentre dans l’Opération « Harmattan »

Dimanche 20 mars 2011, le porte-avions Charles de Gaulle a quitté l’arsenal de Toulon pour se diriger vers la Libye. Le groupe aéronaval (GAN) constitué du porte-avions Charles de Gaulle , du pétrolier ravitailleur Meuse et des frégatesAconit et Dupleix sont engagés dans le cadre de l’intervention militaire internationale mise en place en application de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU.

aconit photo Marine Nationale

L’Aconit a franchi le canal de Suez le 11 février.

Notre fringante FLF arrive aujourd’hui à quai à Toulon… « Terminé barre et machine ! » annoncera le commandant. Ce sera le point final de cette mission de 4 mois et demi en océan Indien, qui nous aura fait toucher la Crète, Djibouti, le Sultanat d’Oman, les Emirats arabes unis, le Qatar et le Kenya. Nous aurons ainsi participé aux opérations Enduring freedom, PAMIR, et Atalanta, et à l’exercice franco-qatarien Al Koot.

Une mission exaltante, pleine d’enseignements, dont nous revenons avec la fierté du travail accompli. Les marins vont retrouver leurs familles. Pour eux, comme pour nos quatre moteurs, les semaines de repos à venir auront été bien mérités !

Par FLF Aconit le mercredi, 16 février 2011

Escale à Mombasa

La frégate « ACONIT » a effectué une escale de routine dans le port de Mombasa du 18 au 24 janvier 2011. Ce bâtiment de la marine française est actuellement engagée dans la mission européenne de lutte contre la piraterie « ATALANTA ».

Cette frégate est commandée par le Capitaine de Frégate Christophe Eugène. Son équipage est composé de 17 officiers, 75 officiers mariniers et 70 quartiers-maîtres et matelots.


http://www.ambafrance-ke.org/france_kenya/spip.php?article2002

Mission ATALANTA

le vendredi 14 janvier 2011.
Le Jacoubet, en patrouille dans le cadre de la mission ATALANTA, a croisé la frégate Aconit. A cette occasion, les deux bâtiments ont réalisé un ravitaillement en matériel suivi d’une phase d’entraînement tant pour l’équipage du Jacoubet que pour celui du « Panther ». L’hélicoptère de l’Aconit a ainsi effectué plusieurs treuillages, simulant diverses situations dont le transfert d’une civière dans le cadre de évacuation médicale d’un blessé.


L’exercice terminé, le Jacoubet et l’Aconit sont passés à quelques nautiques l’un de l’autre ; l’occasion pour chacun de saluer l’autre et de se souhaiter mutuellement bonne chance, et bonne chasse, dans cette mission.
Le Jacoubet et l’Aconit, à quelques nautiques l’un de l’autre


L’Aconit, peu après l’appontage de son hélicoptère.
Par Aviso EV Jacoubet Le Jacoubet croise l’Aconit

Remise de fourragères sur la FLF Aconit.

18 août 2010
Au beau milieu de la seconde guerre mondiale, le 11 mars 1943, la corvette des Forces navales françaises libres Aconit, coulait coup sur coup deux sous-marins ennemis. Premier bâtiment des FNFL à capturer des prisonniers ennemis, elle recevra alors plusieurs citations à l’ordre de l’armée.

Soixante-sept ans, plus tard, le souvenir est encore vif et la mémoire se perpétue. Après un mois de permissions, la FLF Aconit a accueilli ses nouveaux embarqués de la rentrée 2010 par la cérémonie de remise de leurs fourragères. La fourragère, a rappelé le capitaine de frégate Eugène, commandant du bâtiment, commémore les actions d’éclats effectuées par une unité au cours d’un même conflit. C’est une décoration collective, qui fait partie de l’uniforme du personnel de l’unité.
Héritière de la corvette Aconit des Forces navales françaises libres, la FLF Aconit a ainsi droit au port de la fourragère de l’Ordre de la Libération et de la Croix de guerre 1939-45.

C’est ainsi un moyen pour les marins de l’Aconit de s’identifier aux exploits de leurs grands anciens et d’entretenir l’état d’esprit qui les animait, mais également d’être introduit dans la grande famille que constitue un équipage. Par FLF Aconit le mercredi, 18 août 2010

L’Aconit ouvert au public à Sète

La frégate de type La Fayette Aconit sera en escale dans le port de Sète du vendredi 2 juillet au mardi 6 juillet 2010 à l’occasion de la fête du grand pardon de Saint-Pierre.

photo marine nationale

Le bâtiment sera ouvert aux visites le vendredi 2 juillet de 15h à 18h, le samedi 3 juillet de 14h30 à 18h et le dimanche 4 juillet de 15h à 18h. Pour des raisons de sécurité, les visiteurs sont priés de se présenter impérativement sans sacs ni bagages à l’entrée du bâtiment.

Le commandant de l’Aconit, le capitaine de frégate Christophe Eugène participera le 4 juillet matin à un dépôt de gerbes en mer. L’équipage de l’Aconit participera aux joutes nautiques et au défilé aux flambeaux le 2 juillet au soir.

source: ministère de la défense

Premier exercice de l’année pour les bâtiments de surface 11/01/2010

Le premier exercice de l’année pour les bâtiments de surface toulonnais rassemble pas moins de 11 navires. «Gabian» , du 11 au 14 janvier, se joue au large des côtes méditerranéennes. Mené par la frégate antiaérienne Jean Bart, cette exercice est dédié à l’entraînement mutuel des unités de la Force d’Action Navale.

Cet exercice trimestriel a pour objectif de compléter, en mutualisant les moyens et concours, l’entraînement des bâtiments non déployés. Il permet de réaliser tout le spectre des actions nécessaires pour leurs préparations opérationnelles. Les bâtiments s’entraînent en groupe à la navigation, aux exercices tactiques, aux ravitaillements à la mer et à d’autres activités importantes pour l’entraînement des équipages. Ainsi tous les participants, chasseur de mines ou frégate antiaérienne, trouvent des opportunités pour élever leur niveau de préparation opérationnelle.

Participent à cet exercice :

Sources : ©Marine nationale

Dans le  golfe d’Aden,l’Aconit au secours de naufragé 01/07/2009

Mercredi 1er juillet 2009, 5 h. En patrouille dans le golfe d’Aden la frégate Aconit de la Marine nationale reçoit un appel de détresse d’un petit bateau de transport le « Al Tarek ». Ce boutre qui bat pavillon indien transporte 2 300 chèvres entre Bossasso (nord de la Somalie) et Mukallah (Yémen). Il est à plus de 60 nautiques des côtes et ses réservoirs sont quasiment à sec. Des creux de 2 mètres auxquels s’ajoutent des vents de 50 km/h font paniquer son équipage de 7 marins indiens, 5 somaliens et 1 yéménite.

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L’équipage du « Al Tarek » arrive sur l’Aconit en fin de journée. (Crédit photo : Arnaud Hunter – Rousselle)

« Moins de trente minutes après avoir reçu l’appel nous avons lancé une opération de search and rescue [recherche et sauvetage], explique le Capitaine de vaisseau Guillaume Goutay. Cette situation est dangereuse pour un boutre et surtout son équipage car l’arrêt des moteurs entraîne l’arrêt des pompes de cales qui n’évacuent plus l’eau. Ce bateau va dériver et aussi lentement s’enfoncer dans l’eau jusqu’à couler ».

Première phase de l’opération : l’Aconit rejoint la zone où navigue le « Al Tarek ». A 7h30 l’hélicoptère Panther piloté par les lieutenants de vaisseau Emmanuel Berton et Michael Joly vont hélitreuiller sur le boutre trois membres d’équipage qui vont aider les marins somaliens et indiens en détresse. Sont présents le Maître William Hubert, plongeur et chef de l’équipe technique de l’hélicoptère et les Second-Maître Wassim Lamouchi et Alexandre Destefanis respectivement traducteur (langue arabe) et mécanicien.

L’équipe d’inspection confirme la panne sèche du « Al Tarek » et préconise un ravitaillement en gasoil. En passerelle le capitaine de vaisseau Goutay décide de la suite des opérations. « J’ai le choix entre plusieurs modes d’action, détaille-t-il. Je peux ravitailler le boutre en utilisant l’hélicoptère, en utilisant l’embarcation drome opérationnel (EDO) ou encore en tendant une aussière entre lui et la frégate. Je choisis toujours celle qui est le moins risquée pour mes hommes. Et dans ce cas précis c’est l’hélicoptère le plus sûr ! ».

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Dans la matinée les marins ont essayés de tendre une aussière entre la frégate et le boutre. (Crédit photo : Arnaud Hunter – Rousselle)

Malheureusement le Panther est indisponible suite à des avaries techniques mineures que les mécaniciens de la flottille 36 F de Hyères s’appliquent à réparer.

A 9h25 c’est donc l’option : aussière entre les deux bords qui est mise en œuvre. « Nous avons du avorter cette tentative car les conditions de mer ne nous permettaient pas d’assurer le transfert des bidons d’essence », commente le commandant.

Finalement un peu avant 11h l’hélicoptère est de nouveau opérationnel et peut assurer le ravitaillement. Pas moins de 5 allers-retours seront nécessaires pour transborder les 700 litres de gasoil et récupérer les membres d’équipages.

A 13 h le boutre reprend sa route direction plein nord vers Mukkalah. Cependant à 13h57 nouvel appel du Al Tarek. Il ne s’est éloigné que de 5 nautiques (une dizaine de kilomètres) et prend l’eau par l’arrière. Les pompes ne suffisent pas à l’évacuer. A 15h07 le Panther décolle avec à son bord une équipe d’intervention composée du Maître principal André Dap, chargé de la prévention et de la sécurité sur l’Aconit, le Maître William Hubert, le Second-Maître Alexandre Destefanis et le capitaine de corvette Sébastien Goinere, le chef machine de la frégate. Le bilan est lourd : une des pompes du cargo indien est hors service et l’eau monte rapidement. « L’équipage était résigné à abandonner le navire, témoigne le Maître Hubert. Ils avaient rassemblé leurs affaires personnelles et étaient assez agités. Nous les avons calmé et avons diagnostiqué la situation. Si l’Aconit nous livrait une pompe supplémentaire nous pourrions évacuer le trop plein d’eau et permettre au boutre de continuer sa route ».

Le commandant Goutay décide donc de leur envoyer une pompe Godiva qui avec son débit de 20m3 par heure écopera le trop plein d’eau. L’hélicoptère charge la pompe et s’envole à 16h41. Moins de dix minutes plus tard la godiva est sur le boutre. Comble de malchance pour le navire indien la pompe est arrivée trop tard et l’eau a noyé le moteur. L’avis technique du commandant Goinere est sans appel : « nous ne pourrons pas faire redémarrer le « Al Tarek ». Il faut évacuer ! ».

« A 18h41 j’ai donné l’ordre d’évacuation. Le Panther qui était en alerte a immédiatement décollé », explique le capitaine de vaisseau Goutay. Après quatre navettes les militaires et marins étrangers ont rejoint l’Aconit tous sains et saufs. « Le treuillage a été une opération difficile du fait de mauvaises conditions météorologiques : vent fort, mer formée qui empêche de se concentrer sur des bons repères visuels, détaille le capitaine Michael Joly. Mais toute l’opération s’est faite sans heurts, les marins étaient calmes. Nous sommes fiers de leur avoir prêtés assistance ». A 18h52 le Panther appontait pour la dernière fois de la journée.

Le marin yéménite, les somaliens et indiens sont pris en charge par l’équipage. Après une douche, une visite médicale et un recensement ils ont pris leur quartier dans le hangar aviation. Soulagés que leur mésaventure se termine sur l’Aconit ces hommes dont le plus âgé a 70 ans n’en sont pas moins tristes d’avoir perdu les 2 300 chèvres d’une valeur de 20 à 25 dollars la tête. Ce qui est une fortune pour ces hommes qui ne gagnent que 150 euros par mois.

Alors qu’ils savourent le calme à bord de la frégate française leur bateau sombre. A 19h52 le commandant officialise pour l’ensemble du bord que l’« Al Tarek » a coulé et qu’il flotte entre deux eaux ce qui le rend très dangereux pour les autres navires. Cette menace est définitivement écartée après un vol de reconnaissance du Panther sur zone le jeudi 2 juillet en début de matinée.

Ce 2 juillet à 12h10 le commandant Goutay reçoit un message des autorités yéménites pour dire qu’elles vont accueillir les 13 rescapés du naufrage. A 15 h l’Aconit arrive à Mukallah. Les marins étrangers regagnent alors terre en EDO. La mission est terminée. L’Aconit reprend sa patrouille dans le golfe d’Aden.

Arnaud Hunter – Rousselle

(source GouvActu AdmiNet)

La frégate Aconit intègre

l’opération Atalante 19/06/2009

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Hélicoptère Panther et FLF (© MARINE NATIONALE)

Présente en océan Indien depuis le mois de mars, la frégate légère furtive Aconit est passée, le 8 juin, sous le commandement de la force européenne EU NAVFOR. Elle fait désormais partie du dispositif déployé dans le cadre d’Atalante, soit 13 bâtiments de surface et 3 avions de patrouille maritime. L’objectif de cette opération, lancée en décembre 2008, est la lutte contre la piraterie au large de la Somalie. En plus de la protection du trafic commercial transitant par le golfe d’Aden, les navires européens couvrent les cargos chargés d’aide humanitaire, destinée aux populations somaliennes. Pour cette mission, l’Aconit dispose de son armement embarqué, et notamment de son artillerie légère, mais aussi d’un sérieux atout. Contrairement aux avisos, régulièrement déployés dans le secteur, la frégate embarque un hélicoptère Panther. Avec une vitesse maximale de 150 noeuds, cette machine, qui appartient à la flottille 36 F, peut franchir 400 nautiques et présente une autonomie de 4 heures. Dotée notamment d’un radar ORB-32, le Panther sert à la surveillance à longue distance et, grâce à sa rapidité, peut intervenir efficacement pour repousser une attaque ou intercepter des pirates. A cet effet, un tireur d’élite ou des commandos peuvent prendre place à bord.

Depuis son départ de Toulon et son arrivée en océan Indien, en mars, l’Aconit a eu un emploi du temps très chargé. La frégate fut d’abord intégrée à la Task Force 150, force navale internationale chargée de la lutte contre le terrorisme et les trafics illicites dans cette région du monde. On notera d’ailleurs que la France, pour la sixième fois, a pris le commandement de la TF 150, l’état-major de l’amiral Hinden étant embarqué sur le Bâtiment de Commandement et de Ravitaillement (BCR) Marne. Le cas échéant, les bâtiments engagés dans cette force peuvent être employés à d’autres missions, et notamment à la lutte contre la piraterie. Ainsi, l’Aconit faisait partie des moyens engagés pour la libération du voilier français Tanit, détourné dans le golfe d’Aden le 4 avril et libéré six jours plus tard.
L’Aconit a, ensuite, poursuivi ses patrouilles en océan Indien et, fin avril, a « refait le plein » auprès du Japonais Tokiwa. Ce ravitaillement à la mer était très symbolique. Il s’agissait du 100 ème réalisé au profit d’un bâtiment de la TF 150 par un pétrolier nippon depuis la reprise des activités navales japonaises dans l’océan Indien, en 2007.
La frégate de la Marine nationale a, également, participé à l’exercice Khunjar Hadd. Organisées par la marine d’Oman, ces manoeuvres ont rassemblé les forces armées du sultanat, mais aussi des bâtiments américains et britanniques, permettant aux différentes marines de travailler ensemble et d’améliorer leur interopérabilité. Reprenant ses visites de boutres en mer d’Arabie, permettant à la coalition, par les renseignements collectés, de confondre des trafiquants, l’Aconit a franchi le détroit d’Ormuz le 15 mai. En compagnie de la frégate de défense aérienne Forbin, la FLF était présente à Abu Dhabi pour l’inauguration, le 26 mai, de l’Implantation Militaire Française aux Emirats Arabes Unis (IMFEAU).Achevant son déploiement en océan Indien au sein d’Atalante, l’Aconit sera de retour cet été à Toulon.
Quatrième des cinq FLF du type La Fayette, l’Aconit a été mis sur cale chez DCNS, à Lorient, en 1996. Admise au service actif trois ans plus tard, ce bâtiment de 125 mètres de long affiche un déplacement de 3600 tonnes en charge. Son armement consiste en 8 missiles Exocet MM40, un système Crotale Naval CN2 (8 missiles en batterie et 16 en soute), une tourelle de 76 mm, deux canons de 20mm et quatre mitrailleuses de 12.7 mm. Pouvant atteindre 25 noeuds et capable de franchir 9000 nautiques à 12 noeuds, cette frégate furtive compte un équipage de 150 marins.(source mer et marine)

La «grande tristesse» 12/04/2009

La «grande tristesse» du pacha de L’Aconit

Soulagement hier à bord de L’Aconit:quatre otages sont sains et saufs. Tristesse infinie aussi:Florent Lemaçon est mort. «C’était très difficile», raconte avec émotion, le commandant Goutay, le pacha du bâtiment.

Fallait-il intervenir? D’aucuns se posent la question. «Dans ces circonstances, il fallait le faire», estime le commandant de L’Aconit. Pourquoi? Le bateau avançait à la voile, à 4-5noeuds. D’où la première décision: il fallait l’immobiliser. Mais une fois stoppé, il continuait à dériver. «Il était impensable de laisser les pirates aller à la côte avec les otages», ajoute-t-il. Des pirates si déterminés… Le fait que le Tanit soit un petit bateau n’a-t-il pas compliqué l’opération? «Le Carré d’As n’était pas non plus un gros bateau. Et ce sont les mêmes commandos qui sont intervenus, des commandos extrêmement entraînés et extrêmement courageux», souligne le commandant Goutay, en ajoutant qu’«il n’y avait pas d’autre alternative».

«C’est moi qui l’ai annoncé à sa compagne»

Balle perdue des commandos? Balle des pirates? La balle aura été fatale pour Florent Lemaçon. «Il faut attendre l’autopsie. Aujourd’hui, on ne peut rien exclure», estime le commandant. Il confirme qu’il y avait un médecin parmi les commandos. Il n’aura rien pu faire… «J’ai recueilli le corps à bord du bateau. C’est une très grande tristesse d’avoir perdu Florent», raconte le commandant Goutay. «C’est moi qui l’ai annoncé à Chloé Lemaçon. C’était très difficile. Une grande émotion… Elle était très choquée. Les conditions de détention avaient été très difficiles. La tension. La chaleur.» Et le petit Colin? «Je l’ai pris dans mes bras.» Le commandant se tait… «vendredi, dit-il, il était aussi dans l’insouciance de ses trois ans». L’équipage du Tanit a-t-il pris des risques inconsidérés? «Je crois qu’ils savaient où ils étaient. La Marine les avait prévenus. Ils pensaient sans doute éviter les pirates.» A bord de L’Aconit, Chloé Lemaçon aurait exprimé des remords.

(source www.letelegramme.com Catherine Magueur )

PMM 02/03/2009

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La préparation militaire marine de Belfort « Centre Premier Maître GOIZET » a embarqué sur l’Aconit pour sa période bloquée du 2 au 7 mars 2009. Les stagiaires ont ainsi pu participer à la vie du bord, et effectuer le programme de visites. Le quart à la coupée et au PC Sécu leur ont donné un peu la première approche de la vie d’un marin à bord d’une frégate furtive. Certes la vie à quai est différente de celle que les marins peuvent avoir en mer, mais c’était déjà un bon aperçu pour nos jeunes stagiaires. L’Aconit étant sur le départ pour une mission longue durée, nos stagiaires ont pu participer à différentes corvées, comme les vivres, les boissons et autres matériels indispensables pour effectuer de telles missions. Cerise sur le gâteau vendredi, l’Aconit a appareillé « au poste de manœuvre », premier appareillage pour nos jeunes stagiaires.

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L’Aconit a du changer de quai pour des raisons techniques, en effet un destroyer américain a dù faire escale à Toulon samedi, l’Aconit lui a cédé la place. Les manœuvres des boscos au sifflet et toutes les aussières qu’il faut souquer (tirer), les diffusions sur le bord, nos stagiaires ne pouvaient  rêver mieux comme dernier jour. On leur a même fait des compliments pour le lance amarre. « Vous pourrez faire le premier trait dans la colonne des appareillages, avec la mention STH : sans tour d’hélice ! » La période s’est terminée avec beaucoup de regrets pour nos jeunes, » pourquoi ne pas rester une semaine de plus « ? Et oui c’est tous les ans la même chose, les deux premières journées ils sont perdus et cherchent leurs marques, la troisième ils découvrent le bord, la suivante ils commencent à prendre leurs aises et la dernière ils regrettent de ne pas avoir eu plus de temps pour découvrir d’autres choses. Partager la vie des marins c’est vraiment une expérience formidable!

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Maître (r) Fabien REYMANN instructeur PMM