Piraterie : fin de mission pour l’Aconit en Atalante
Le 25 avril 2012, la frégate Aconit, engagée dans l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante depuis le 11 février, a été relevée par la frégate Guépratte à Djibouti qui prendra sa suite au sein de la TF 465 d’Atalante.
Au cours son engagement dans la lutte contre la piraterie, la frégate Aconit et son équipage ont investigué plusieurs dizaines d’embarcations suspectes, et neutralisé deux groupes de pirates les 27 mars et 7 avril derniers, les privant de leurs moyens nécessaires pour mener des attaques à l’encontre de navires de commerce.

Sources : EMA Droits : Ministère de la Défense et des anciens combattants
Enfin, l’Aconit a notamment escorté des navires du Programme alimentaire mondiale, participant ainsi à l’acheminement d’aide alimentaire destinée à la population somalienne.
La frégate Guépratte qui prend le relais intègre donc dès aujourd’hui la TF 465 de l’opération Atalante. Cette TF est commandée, depuis le 7 avril dernier, par le contre-amiral français Jean-Baptiste Dupuis dont l’état-major est embarqué sur bâtiment de commandement et de ravitaillement Marne.
A Djibouti, les frégates Aconit et Guépratte ont effectué une escale commune avec la Marne. Cette escale a permis aux commandants des frégates d’échanger sur la situation de la zone, de partager l’expérience de l’équipage de l’Aconit et de faire le point avec le commandant de la TF 465.
Cette dernière compte actuellement une dizaine de bâtiments dont 3 français (la Marne, le Guépratte et le Nivôse), et 5 avions de patrouille maritime dont un Atlantique 2 français.
De plus, les bâtiments de la mission Jeanne d’Arc, le Dixmude et le Georges Leygues participe en soutien à l’opération Atalante.
Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense et des anciens combattants
un nouveau groupe de pirates neutralisé par l’Aconit
Le 07 avril 2012, la frégate Aconit, engagée dans l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante, a intercepté puis neutralisé un groupe de pirates à près de 600 km au large de la Somalie.
Dans la matinée du 7 avril 2012, la frégate Aconit se dirigeait vers le nord de la corne de l’Afrique pour y rejoindre la frégate espagnole Infanta Elena, et prendre en charge l’escorte d’un navire du Programme alimentaire mondial, une des missions prioritaires de l’opération Atalante.
Tandis qu’à Djibouti l’Espagne s’apprêtait à confier le commandement de la force Atalante à la France, l’Aconit a repéré une baleinière remorquant un skiff. L’éloignement avec la côte, près de 600 km, et l’absence d’activité de pêche ont immédiatement éveillé les soupçons des marins de l’Aconit. L’interception a alors été rapidement ordonnée par le commandant. Après la mise à l’eau de l’Etraco (embarcation rapide semi-rigide), l’Aconit étant à proximité, il n’a fallu que quelques minutes à l’équipe de visite pour intercepter la baleinière et ses huit occupants, ainsi que le skiff remorqué. Du matériel lié à une activité de piraterie a pu être retrouvé à bord (grappin, arme…) bien qu’une bonne partie est vraisemblablement été jetée par-dessus bord.

Sources : EMA Droits : Ministère de la Défense et des anciens combattants
En liaison avec le commandant de la Task Force 465, le contre-amiral Dupuis et son état-major à bord de la Marne, les pirates ont été transférés à bord de l’Aconit. La baleinière qui servait de support logistique au groupe de pirates a été détruite et le skiff embarqué à bord de la frégate.
Après une journée de transit pour se rapprocher de la côte somalienne, le 8 avril en fin de matinée, les huit pirates interceptés la veille ont été relâchés. La frégate Aconit a une nouvelle fois permis de rendre inopérant un groupe de pirates, qui a perdu sa capacité à attaquer les navires transitant dans l’océan Indien.
La France commande l’opération Atalante depuis le 7 avril 2012 ( lien vers brève passation de commandement). Elle participe à cette opération avec le déploiement permanent d’une frégate et la participation ponctuelle d’un avion de patrouille maritime, Atlantique 2 (ATL 2) et d’un E3F, basés à Djibouti ( lien vers brève déploiement ATL 2/ E3F). L’interception de pirates en mer représente une des missions prioritaires d’Atalante, au même titre que l’escorte de bâtiments du Programme alimentaire mondiale (PAM) dans une zone couvrant le Sud de la mer Rouge, le golfe d’Aden et une partie de l’océan Indien.
Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense et des anciens combattants
Interception réussie pour l’Aconit
Depuis le départ de Mombasa (Kenya) le 19 mars, la frégate Aconit a continué d’assurer sa mission avec enthousiasme et détermination. Cet esprit combatif qui anime l’équipage a été récompensé par l’interception de 10 présumés pirates le 27 mars. Cette action a montré la capacité des marins de l’Aconit de se reconfigurer rapidement et d’agir efficacement. En effet, l’Aconit se trouvait à plus de 400 nautiques (800 Kms) des pirates lorsqu’elle a reçu l’ordre de les neutraliser. La mission consistait à retrouver et neutraliser une embarcation d’une dizaine de mètres au milieu de l’océan indien ! La navigation à pleine vitesse, la relocalisation, l’interception, le recueil d’information et la neutralisation des moyens de nuire des pirates a été un succès malgré les distances.
Vous pouvez retrouver cet événement sur les sites internet de la Marine nationale et de l’EMA: Etat major des armées

Photo Sources © Marine nationale
Puis, la frégate Aconit a poursuivi sa patrouille jusqu’au Seychelles où elle a fait escale du 29 mars au 3 avril. Cette escale dans un des lieux les plus paradisiaques de la planète a permis à l’équipage de se reposer et à certains de retrouver leurs conjoints. Son excellence monsieur Philippe Delacroix, ambassadeur français au Seychelles, et monsieur Michel Lalande préfet de la Réunion, ont été reçu par le capitaine de vaisseau Olivier de Saint Julien, commandant l’Aconit. Après une conférence du commandant pour présenter la piraterie et la mission européenne Atalante, un déjeuner officiel a permis d’échanger dans un climat chaleureux.
La veille du départ, la frégate qui sait « avoir du cœur » a reçu deux groupes d’enfants. Le premier groupe d’enfants provenait d’un orphelinat, le deuxième était des enfants ayant un handicap. Ce fut donc une joie pour les marins du bord de témoigner de leurs vies embarquées. Les yeux des enfants brillaient de rêves pleins d’aventures, les yeux des marins brillaient d’une certaine fierté. Qui a reçu le plus, ce jour là ? Les enfants ou les marins ?
L’équipage de l’Aconit est conscient du travail réalisé depuis le départ de Toulon le 28 janvier ; tous les domaines d’action ont été réalisés de la formation à l’interception en passant par la prévention, l’escorte, le renseignement, le rayonnement et la coopération avec tous les différents acteurs de la zone. Dans quelques heures, la France va prendre le commandement de l’opération Atalante, l’Aconit reste présent et prêt à agir. Atalante peut compter sur l’Aconit !!!
Par FLF Aconit le jeudi, 5 avril 2012, 07:28
la frégate Aconit intercepte dix pirates
Le 27 mars 2012, la frégate Aconit, engagée dans l’opération Atalante, a intercepté un groupe de 10 pirates, responsables la veille d’une tentative d’attaque contre un pétrolier à 400 milles nautiques des côtes somaliennes.
Le 26 mars à l’aube, un pétrolier battant pavillon de Hong-Kong a été attaqué par un skiff (embarcation rapide) avec 4 hommes à bord. Une équipe de protection à bord du pétrolier a riposté aux tirs des pirates pour repousser l’attaque tandis que l’équipage émettait un message d’alerte.

Sources : EMA Droits : Ministère de la Défense et des anciens combattants
le commandant de la Task Force 465 a alors demandé à l’Aconit, bâtiment le plus proche bien qu’étant à 400 nautiques, de rallier la zone et a dérouté un avion de patrouille maritime luxembourgeois pour localiser le skiff qui avait pris la fuite.
Le skiff est repéré dans la journée ; il est remorqué par une baleinière, qui fait office de bateau-mère pour donner de l’allonge au skiff et lui permettre d’opérer loin des côtes.
Le lendemain matin, 27 mars, l’Aconit, guidée par les informations de l’avion de patrouille maritime, approche la route de la baleinière des pirates. L’hélicoptère Panther de la frégate française décolle et localise la baleinière et le skiff à quelques milles nautiques.
Avant que l’équipe de visite de la frégate aborde la baleinière, les pirates coulent le skiff ainsi que le matériel d’assaut. A bord de la baleinière, l’équipe de visite trouve dix pirates qui sont transférés sur l’Aconit. Deux d’entre sont légèrement blessés, probablement le résultat de leur tentative d’attaque la veille. Ils sont pris en charge par le service médical du bord.
En l’absence de preuves probantes, les pirates sont relâchés, mais leur groupe est désormais inopérant faute de skiff et d’armes.
La frégate Aconit a depuis repris ses patrouilles de contrôle de zone maritime dans le cadre de l’opération européenne Atalante de lutte contre la piraterie.

Sources : EMA Droits : Ministère de la Défense et des anciens combattants
Sources : EMA
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la frégate Aconit accueille le commandant de la TF 465
Le 9 mars 2012, le capitaine de vaisseau Olivier de Saint Julien, commandant l’Aconit a accueilli à son bord le contre-amiral espagnol Jorge Manso Revilla, commandant la Task Force européenne de lutte contre la piraterie (TF 465).
C’est durant un ravitaillement à la mer (RAM) entre le ravitailleur espagnol Patiño et la frégate française Aconit au large de la Somalie que le commandant de la TF 465 s’est déplacé sur la frégate française.
Au cours de sa visite, le contre-amiral Jorge Manso Revilla a pu rencontrer l’équipage et mesurer les capacités de la frégate Aconit dans la lutte contre la piraterie. Il a également rencontré l’équipe de protection embarquée (EPE) estonienne, qui opère depuis l’Aconit depuis le 15 février dernier.

ravitaillement à la mer entre le ravitailleur Patiño et la frégate Aconit
Le commandant de l’Aconit et le contre-amiral Jorge Manso Revilla ont fait le point sur l’activité des pirates alors que la période de mousson touche à sa fin et sur les moyens actuellement engagés dans Atalante et les autres forces maritimes de la zone.
La frégate Aconit est engagée dans l’opération Atalante depuis le 11 février 2012 et a déjà parcouru une très grande zone de patrouille allant de l’IRTC (internationally recommended transit corridor) dans le golfe d’Aden jusqu’à la Tanzanie.
En avril prochain, la France succèdera à l’Espagne à la tête de la TF 465.
Armée par des bâtiments français, allemands, espagnols et grecs, l’opération Atalante a pour mission de fournir une protection aux navires affrétés par le programme alimentaire mondial (PAM), de protéger les navires marchands afin de dissuader, prévenir et intervenir pour mettre fin aux actes de piraterie au large de la Somalie.
Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense et des anciens combattants
la frégate Aconit en lutte contre la piraterie
Le 11 février 2012, la frégate Aconit a relevé la frégate Floréal , au sein de l’opération européenne Atalante de lutte contre la piraterie au large de la Somalie. Le 15 février 2012, elle a embarqué à Djibouti une équipe de protection embarquée (EPE) estonienne à son bord.

Depuis mai 2011, les bâtiments français engagés dans le dispositif Atalante opèrent avec des EPE estoniennes qui participent à la protection des navires du Programme Alimentaire Mondial (PAM) et à l’interrogation des navires suspects.
Les marins estoniens reçoivent au préalable un entraînement spécifique de 16 semaines dispensé par des commandos marine à Lorient leur permettant d’être en mesure de réaliser la visite du navire lors de chaque contrôle d’embarcations suspectes.
L’Aconit et son EPE estonienne ont ainsi intégré la force européenne TF 465 qui est actuellement sous commandement espagnol. Son état-major est embarqué à bord du bâtiment Patino .
En avril prochain, la France succèdera à l’Espagne à la tête de la TF 465.
Armée par des bâtiments français, allemands, espagnols et grecs, l’opération Atalante a pour mission de fournir une protection aux navires affrétés par le programme alimentaire mondial (PAM), de protéger les navires marchands afin de dissuader, prévenir et intervenir pour mettre fin aux actes de piraterie au large de la Somalie.
Multimédias
- La frégate Aconit en lutte contre la piraterie (1)
- La frégate Aconit en lutte contre la piraterie (2)
- La frégate Aconit en lutte contre la piraterie (3)
- La frégate Aconit en lutte contre la piraterie (4)
- La frégate Aconit en lutte contre la piraterie (5)
Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense et des anciens combattants
Début de la mission ATALANTA
Jeudi 16 février 2012, la frégate Aconit quitte le port de Djibouti pour rejoindre sa zone de patrouille dans le golfe d’Aden. Deux jours d’escale ont permis à l’équipage de se reposer et de faire le plein d’énergie après un transit Toulon Djibouti bien musclé en terme de préparation opérationnelle.

Photo frégate Aconit © Marine nationale
En effet, l’équipage est conscient maintenant que la mission prend une nouvelle tournure et que tout peut arriver dans cette zone…surtout les pirates. L’Aconit est maintenant dans la TF 465 (Task force) au cœur de la mission européenne Atalante. Le capitaine de vaisseau Olivier de Saint Julien, commandant de l’Aconit, donne rapidement le tempo en organisant des exercices « alarme pirate » sans préavis pour mettre en œuvre et ancrer les bons réflexes.
Ainsi, régulièrement « pour exercice » la frégate se trouve sur la route d’un « skiff » (embarcation pirate) qui se dirige à vive allure vers elle. Mais, l’équipage reste vigilant et réagit rapidement à la situation. En une poignée de secondes, les tireurs des différentes armes sont à leurs postes et attendent l’ordre pour tirer. Affaire à suivre…
L’équipage profite aussi de ces jours de mer pour maintenir le bâtiment en bon état en agissant sur la prévention (entretien courant) et le correctif (réparation). Vigilant donc mais aussi prudent car il va falloir durer. Un équipement bien entretenu dure plus longtemps. La formation est prise en compte, chaque opération de maintenance est mise à profit pour former les plus jeunes. Le personnel doit aussi porter une attention particulière à sa condition physique et mentale, ainsi des séances de sport sont organisées à bord. La diversité des activités est digne d’une grande salle de sport : footing plate forme hélicoptère, vélos, rameurs, musculation, danse de combat, combat rapproché… Ainsi, les journées passent sans monotonie en alternant les prises d’alertes, les manœuvres, les exercices, la formation, l’entretien, le sport et bien entendu le quart.
Au cœur de l’océan indien, notre frégate Aconit est fière d’arborer le pavillon européen à coté de nos couleurs nationales. « C’est parti pour la mission ATALANTA ! »
Par FLF Aconit le lundi, 20 février 2012, 05:51 – Activités -
Djibouti, La frégate Aconit a du cœur.
En escale à Djibouti, la frégate Aconit a rendu visite à l’école de Boulaos le mercredi 15 février 2012. C’est dans le cadre de l’association « les crayons du cœur » que le capitaine de vaisseau Olivier de Saint Julien, commandant la frégate Aconit, a remis des fournitures scolaires aux enfants de cette école. Il était accompagné par le commissaire du bord et des représentants de l’équipage.
Cette école au milieu d’un quartier très pauvre de Djibouti, est dirigée par trois religieuses indiennes ; elles sont aidées par une dizaine d’enseignants qui accueillent près de 600 élèves. Chaque instituteur enseigne à trois groupes d’une quarantaine d’élèves qui se suivent tout au long de la journée .L’objectif de cette école est de fournir à des enfants étrangers, sans états-civils et refusés dans les écoles de Djibouti, un minimum d’éducation c’est-à-dire « LEC : lire-écrire-compter ». Ils devront en 3 ans, apprendre le français.
L’équipage de l’Aconit connait bien cette école pour avoir réalisé, il y a quelques mois, des travaux de remise en état de quelques salles de cours et de la Bibliothèque. Plusieurs bâtiments de la Marine ont déjà réalisé des actions dans cette école (Aconit, Lafayette, Tonnerre, Georges Leygues…) mais il reste beaucoup à faire.

Photo Frégate ACONIT © le capitaine de vaisseau Olivier de Saint Julien, commandant la frégate Aconit, a remis des fournitures scolaires aux enfants de cette école. Il était accompagné par le commissaire du bord et des représentants de l’équipage
Cette année, la frégate est venue aussi apporter le témoignage de solidarité des élèves du collège Marcel Rivière à Hyères (83) qui ont participé à l’opération « les crayons du cœur » dans leur établissement. Un partenariat entre l’Aconit et la 4° Vauban permet d’échanger autour de leur projet « la défense globale » mais aussi de participer ensemble des actions telles que « Les crayons du cœur ».
Par FLF Aconit le samedi, 18 février 2012, 05:56 – Escales -
L’Aconit appareille…
C’est reparti ! Devant le quai investi par nos familles émues, à la fois fières mais le coeur serré, nous remettons le cap vers le large, vers le cadre de notre mission, l’océan Indien.

Ces dernières semaines ont été intenses. Nous avons repris début janvier par 2 semaines de « remise à niveau opérationnelle », un stage d’entraînement dynamique, qui nous a mis en situation à travers toute la batterie des exercices – et des activités réelles – qui font le quotidien du marin. Ravitaillement à la mer de nuit, postes de combat, entraînement d’artillerie, tir antiaérien Crotale, exercices incendie, déploiement de l’équipe de visite : tout l’équipage y est passé. De la passerelle au pont d’envol, des affuts d’artillerie à la cambuse, les remarques des entraîneurs de la Force d’action navale nous ont aidés à devenir meilleurs. Le stage s’est conclu par la participation à l’exercice de tir en conditions réelles Tamouré, et par un entraînement à l’appréhension de pirates, une préparation à notre déploiement.

Puis, pendant une semaine, l’équipage s’est affairé pour la préparation immédiate du bâtiment à sa mission : ravitaillements en gazole, en carburant d’aviation, en eau, en vivres, approvisionnement des derniers matériels, ultimes maintenances sur nos installations… les 160 marins de l’Aconit n’auront pas chômé.
Nous voici enfin partis vers le large. Notre premier objectif est la base navale de La Sude, en Crète, où l’équipe de visite parachèvera sa formation dans un centre de l’OTAN. Cette équipe, composée des fusiliers-marins et de personnels de toutes spécialités, ira la première au contact de présumés pirates. Sa formation est donc particulièrement importante.
Pour atteindre La Sude, nous traverserons quelques lieux mythiques pour les marins : les bouches de Bonifacio, qui séparent la Corse de la Sardaigne, et le détroit de Messine, entre la Sicile et la péninsule italienne. Suite au prochain numéro !
source: Par FLF Aconit le mardi, 31 janvier 2012, 10:53 – Activités
La frégate Aconit va rejoindre l’opération Atalante
Demain samedi, la frégate Aconit va appareiller du port de Toulon et prendre la route de l’océan Indien. Elle va rejoindre les forces de l’opération européenne Atalante de lutte contre la piraterie.
Depuis sa création en décembre 2008, la marine nationale a toujours participé à la force européenne de lutte contre la piraterie au large de la Somalie, dans le golfe d’Aden et en océan Indien. Actuellement, c’est la frégate Floréal, basée à la Réunion, qui participe à l’opération. Elle sera remplacée par l’Aconit, et cette dernière devrait, à son tour, être remplacée par le Guépratte.

La lutte contre la piraterie dans cette zone est importante, parce que cette zone voit passer 30% du pétrole acheté par la France. Et une part importante de ce que nous achetons, passe ou est fabriqué à partir d’éléments qui sont passés dans cette région.
La mission des bâtiments militaires dans cette région est triple :
sécuriser l’IRTC (Internationally Recommended Transit Corridor), un corridor qu’il est recommandé aux navires de commerce d’utiliser pour naviguer dans la région,
escorter les navires affrétés par le Programme Alimentaire Mondial pour nourrir la population somalienne, qui a dû fuir ses villages, chassée par la guerre civile,
patrouiller en océan Indien et dans le golfe d’Aden, et se tenir prêt à intervenir en cas d’attaque de pirates sur un navire de commerce.
Dans la région, de nombreuses forces participent à la lutte contre la piraterie. Il y a évidemment la force Atalante de l’Union Européenne (sa première opération militaire navale), il y a l’opération Ocean Shield lancée par l’OTAN, la CTF-152 qui coordonne l’activité des bâtiments n’appartenant ni à l’Union Européenne, ni à l’OTAN (comme le Koweït ou le Pakistan). Et il y a aussi des pays qui, individuellement, envoient des navires. C’est le cas de la Russie, de la Chine et même de l’Iran.
Face à la présence de ces différentes forces, le capitaine de vaisseau de Saint-Julien, le commandant de l’Aconit, explique que les pirates sont devenus plus audacieux et attaquent de plus en plus loin de leurs bases somaliennes. Certaines ont ainsi eu lieu à seulement quelques centaines de km des côtes indiennes ! Mais le taux de réussite des pirates diminue. Il est passé de 30% en 2010 à 15% en 2011. Autre indice que les différentes forces ont un impact direct : le nombre de bateaux mouillés au large de la Somalie, attendant d’être libérés par les pirates, n’est plus que de 5 seulement.
Après une saison hivernale où la mousson ralentit les activités des pirates (qui sont équipés de petites embarcations peu adaptées à la mer agitée), l’Aconit va arriver sur place alors que la météo généralement plus clémente favorise une recrudescence des attaques.


